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Marie-Pier Carrier

 

Étudiante 2è cycle

Département de biologie, chimie et géographie, UQAR

Campus de Rimouski
300 Allée des Ursulines
UQAR
Rimouski
Québec, Canada
G5L 3A1

581.986.7609
carm0194@uqar.ca

 

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Projet de recherche

L'influence de la pluie efficace sur le développement des instabilités rocheuses à la surface des parois de flysch: les cas de Cap-Bon-Ami et de Gros-Morne, Canada

Introduction

La présence d’eau dans les parois contribue à accroître les instabilités en faisant notamment varier la pression interstitielle et en diminuant la friction dans les discontinuités de la roche. Or, les écoulements dans la subsurface et l'apport d'eau de pluie qui contribuent aux chutes de pierres ont peu été étudiés étant donné l'accès difficile aux sites d'étude, qui nécessite, par exemple, de descendre sur corde sur la paroi.

Objectifs

L'objectif principal du projet est de déterminer la provenance de l'eau qui se trouve dans la couche altérée en subsurface des parois rocheuses. Les sous-objectifs sont: - Déterminer les propriétés hydrogéologiques (K, p, Ss) ; - Dresser le bilan hydrique ; - Déterminer la proportion d'eau provenant des précipitations de pluie ou de la fonte des neiges qui alimente les écoulements de subsurface des parois rocheuses ; - Tester la capacité prédictive de la pluie efficace dans un contexte opérationnel

Sites d'étude

Gros-Morne, Gaspésie Le site de Gros-Morne est caractérisé par une paroi rocheuse qui s'élève d'une centaine de mètres au-dessus du St-Laurent. La route ministérielle 132 se situe entre les parois et le fleuve. La géologie que l'on y retrouve est une séquence de flysch d'âge ordovicien composé entre autres de wacke lithique, de claystone et de mudrock carbonaté. Le roc est très fracturé et la fréquence des chutes de pierre est très élevée. Parc national Forillon, Gaspésie Le Cap-Bon-Ami se situe à la limite nord du parc. La falaise arbore une géologie analogue à celle de Gros-Morne. Le bas de la falaise est exposé à l'érosion côtière.

Matériel et méthodes

Plusieurs avenues pour la méthodologie sont actuellement investiguées. Jusqu'à présent, les sites ont été instrumentés afin d'obtenir les données suivantes: - Les données piézométriques provenant de sondes à niveau d'eau installées dans les puits d'observation pour détecter les événements de pluie et la variation de la hauteur de la nappe phréatique; - Les données provenant de sondes à température insérées dans des forages horizontaux sur le flanc des parois pour détecter les cycles de gel/dégel grâce aux mouvements d’advection de l’eau; - Les données des stations météorologiques en place, qui comprennent un pluviomètre, baromètre, nivomètre, hygromètre, thermomètre.

Résultats attendus

L’assemblage de ces données permettront de quantifier la répartition des différents apports et rejets d’eau et de brosser un bilan hydrique représentant les sites à l’étude. Les événements de précipitations devraient être associés avec les arrivées d'eau dans la paroi qui seront détectées grâce aux grappes de thermistances. Aussi, dans un algorithme testant l'influence de différentes variables météorologiques sur le développement des instabilités rocheuses, il serait attendu que la pluie efficace ait une importance significative.

 
 
Localisation des sites de recherche
 
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