Profil

Philippe Blier
Étudiant.e à la maîtrise
Département de biologie, chimie et géographie
Université du Québec à Rimouski
philippe.blier@uqar.ca

Supervision par :

Guillaume de Lafontaine (Membre régulier.ère (co-chercheur.euse))

Co-supervision par :

Luc Sirois (Collaborateur.trice)

Description du projet de recherche

Étagement de la végétation dans l’Est de l’Amérique du Nord
Introduction

En milieu montagneux le changement graduel des conditions climatiques avec l’augmentation de l’altitude cause l’étagement de la végétation qui prend la forme d’un gradient de répartition des espèces en fonction de la séquence altitudinale des diverses enveloppes climatiques. Puisque cet étagement est principalement dû aux conditions climatiques, les changements climatiques d’origine anthropiques risquent d’avoir un impact sur la répartition de ces espèces. Ainsi, pour savoir comment la répartition des végétaux pourrait être modifiée par ces facteurs, il faut en premier lieu savoir comment se présente aujourd’hui cet étagement, où se situe les optima de la répartition des espèces et des communautés (assemblages végétaux).

Objectifs

1. Déterminer la répartition des espèces le long du gradient altitudinal dans la péninsule gaspésienne et identifier les principaux assemblages végétaux. 2. Modéliser la répartition future des assemblages végétaux et de leurs principales espèces constituantes selon différents scénarios de changements climatiques.

Sites d'études

L’étude se déroulera sur l’ensemble de la péninsule gaspésienne (30 000 km2). C’est l’endroit du Québec où l’on retrouve l’étagement le plus complet de la végétation. Cet étagement est caractérisé d’une étroite bande de forêt tempérée qui cède graduellement sa place à une forêt boréale puis à une toundra alpine dans les altitudes les plus élevées. La péninsule gaspésienne présente un gradient altitudinal s’échelonnant depuis le niveau de la mer jusqu’à plus de 1000 m, environ 25 sommets atteignent ou excèdent cette altitude.

Matériel et méthodes

Les données d’inventaires forestiers (points d’observation écologique) réalisés par le ministère des Ressources Naturelles et des Forêts (MRNF) entre 1989 et 2002 seront complétées par des inventaires sur le terrain à l’été 2023. Ce type d’inventaire inclut un estimé du recouvrement en % de toutes les espèces végétales et des lichens en plus de caractéristiques stationnelles dont le drainage, le type de dépôt, l’altitude, l’orientation et l’inclinaison de la pente. Des analyses de groupements seront d’abord réalisées pour déterminer quels sont les assemblages végétaux présents et leur optimum de répartition altitudinal. La répartition de ces assemblages seront projetés selon les différents modèles climatiques du GIEC grâce à des Species distribution models. Les cinq espèces végétales les plus abondantes pour chacun des assemblages seront individuellement projetées pour déterminer si les espèces pourraient se réagencer en des assemblages non-analogues à ceux observés actuellement.

Résultats attendus

1.La position des optima de répartition permet d’identifier des groupes d’espèces qui ont un profil similaire de distribution et d’abondance le long d’un gradient d’altitude régional (assemblages floristiques). 2.La répartition future des différents assemblages floristiques ne correspondra pas nécessairement à celle actuelle; les espèces se réorganiseront en de nouveaux assemblages qui n’ont pas d’analogues contemporains.

Coordonnées des sites de recherche

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