Profil

Olivier Gingras
Étudiant.e à la maîtrise
Département de phytologie
Université Laval
olivier.gingras.3@ulaval.ca

Supervision par :

Line Rochefort (Membre régulier.ère (co-chercheur.euse))

Description du projet de recherche

Régénération de la végétation et de la microtopographie à la suite de la récolte d’une partie de l’acrotelme en tourbière
Introduction

Présentement, la méthode la plus commune utilisée en Amérique du Nord pour l’extraction de la tourbe implique l’utilisation d’aspirateurs et requiert le drainage de la tourbière, le retrait de la végétation de surface et le nivellement du sol. La méthode perturbe la tourbière à un point tel qu’un rétablissement à l’état naturel par régénération spontanée est impossible. Premier Tech Producteurs et Consommateurs promeut une nouvelle technologie qui consiste à récolter une partie de l’acrotelme, appelée « méthode de récolte de l’acrotelme ». Or, les impacts écologiques de cette technologie sont encore mal connus. Ils devraient toutefois l’être afin de connaître les limites et le potentiel réel de la méthode.

Objectifs

Ce projet comprend deux objectifs principaux. Le premier est d’évaluer la régénération végétale dans les premières années suivant la récolte d’une partie l’acrotelme. Le deuxième objectif est d’évaluer l’évolution de la microtopographie et des microformes des tourbières après qu’une partie de l’acrotelme a été récoltée.

Sites d'études

Deux sites d’étude sont utilisés pour récolter les données. Le premier est une tourbière située à Pointe-Lebel, sur la Côte-Nord, où la méthode de récolte de l’acrotelme a été utilisée en 2022. Le deuxième site est la tourbière Ste-Anne à Saint-Étienne-de-Lauzon en Chaudière-Appalaches. La tourbière sera récoltée à l’été 2024 à l’aide de la méthode de récolte de l’acrotelme. À chacun des sites, trois suivis auront été faits : un avant la récolte et deux après la récolte de l’acrotelme.

Matériel et méthodes

La régénération de la végétation sera évaluée au moyen de suivis lors desquels des quadrats seront répartis dans les différentes communautés végétales des tourbières. Trente quadrats seront répartis aléatoirement dans chacune des communautés végétales. Les quadrats seront géoréférencés avec un GPS de haute précision (1 à 5 cm). Dans chaque quadrat, l’abondance des différentes strates végétales ainsi que celle de toutes les espèces présentes seront estimées. L’analyse comprendra d’une part la comparaison, avec un modèle ANOVA standard, des abondances de différents groupes fonctionnels de plantes seront faits selon le temps et les communautés végétales, et d’autre part, une analyse en composantes principales. La microtopographie sera évaluée grâce à des photos prises par un drone. À l’aide de la photogrammétrie, des cartes décrivant la répartition des microformes seront créées. Les analyses incluront la comparaison de la superficie occupée par chacune des microformes et leur taille.

Références

Guêné‐Nanchen, M., Hugron, S. et Rochefort, L. (2019). Harvesting surface vegetation does not impede self‐recovery of Sphagnum peatlands. Restoration Ecology, 27(1), 178-188. Poulin, M., Rochefort, L., Quinty, F. et Lavoie, C. (2005). Spontaneous revegetation of mined peatlands in eastern Canada. Canadian Journal of Botany, 83(5), 539-557. Pouliot, R. (2011). Initiation du patron de buttes et de dépressions dans les tourbières ombrotrophes boréales (Doctoral dissertation, Université Laval). Pouliot, R., Rochefort, L. et Karofeld, E. (2012). Initiation of microtopography in re‐vegetated cutover peatlands: evolution of plant species composition. Applied Vegetation Science, 15(3), 369-382. Rochefort, L., Isselin-Nondedeu, F., Boudreau, S. et Poulin, M. (2013). Comparing survey methods for monitoring vegetation change through time in a restored peatland. Wetlands Ecology and Management, 21, 71-85.

Coordonnées des sites de recherche

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