Gabrielle Côté
Étudiant.e à la maîtrise
Département de biologie, chimie et géographie
Université du Québec à Rimouski
gabrielle.amiotcote@gmail.com
Dominique Berteaux (Membre régulier.ère (co-chercheur.euse))
François Vézina (Membre régulier.ère (co-chercheur.euse))
Les déserts polaires, caractérisés par des températures basses, de faibles précipitations et une couverture végétale
Les LCB sont souvent bien identifiables sur le terrain car la végétation y est plus verdoyante qu’aux alentours. L’hypothèse avancée pour expliquer leur présence est qu’ils sont initiés par le comportement des vertébrés prédateurs qui les choisissent comme perchoirs ou marqueurs de frontières territoriales. Cette utilisation entraine un dépôt de fèces, urine ou pelotes qui enrichit le sol adjacent, favorisant la végétation, qui attire à son tour les petits herbivores (arthropodes, lemmings), engendrant ainsi une boucle de rétroaction positive. Je vais tester les principales composantes de l’hypothèse ci-dessus, ce qui n’a jamais été fait formellement. Ceci a un grand intérêt car l’hypothèse fournit un cadre conceptuel original liant la géomorphologie, le comportement animal, l’écologie des sols et l’écologie végétale.
Mon terrain de recherche sera complété de juin à août 2025 sur une aire d’étude de 170 km2 à la Station des Forces canadiennes Alert, sur l’Ile d’Ellesmere, à moins de 820 km du Pôle Nord. Je serai co-supervisée par les Pr. Berteaux et Vézina (UQAR), tous deux spécialistes des vertébrés arctiques. Je collaborerai étroitement avec l’étudiante au doctorat É. Desjardins (UQAR), spécialiste des plantes, sols et invertébrés d’Alert. Mon équipe de supervision travaille à Alert depuis 2018 grâce à une entente avec le ministère de la Défense nationale, ce qui garantit l’accès au site et les moyens logistiques requis.
Une recherche systématique de lieux de concentration de biodiversité sur 5 km2 évaluera d’abord leur dépendance au micro-relief (analyses de sélection d’habitat). Ensuite, 40 LCB seront comparés à 40 sites témoins selon les variables: 1) Abondance et comportement des prédateurs (caméras automatiques), 2) Comptage de fèces et pelotes; 2) Concentration d’azote (N), carbone (C) et phosphore (P) dans le sol, 3) Diversité, biomasse et productivité végétale (quadrats); 4) Diversité et biomasse d’arthropodes (pièges à fosse) et abondance de lemmings (terriers).
Rantanen, M., A. Yu. Karpechko, A. Lipponen, K. Nordling, O. Hyvärinen, K. Ruosteenoja, T. Vihma, and A. Laaksonen. (2022). The Arctic has warmed nearly four times faster than the globe since 1979. Communications Earth & Environment, 3:168. Berteaux, D., Réale, D., McAdam, A. G., and S. Boutin. (2004). Keeping pace with fast climate change: can arctic life count on evolution?. Integrative and Comparative Biology, 44(2), 140-151. Johnson-Bice, S., Gable, T., Roth, J., and J. Bump. (2023). Patchy indirect effects: predators contribute to landscape heterogeneity and ecosystem function via localized pathways. Authorea Preprints. Monk, J. D., and O. J. Schmitz. (2022). Landscapes shaped from the top down: predicting cascading predator effects on spatial biogeochemistry. Oikos, 2022(5), e08554. Jones, C. G., Lawton, J. H., and M. Shachak. (1996). Organisms as ecosystem engineers. Ecosystem management: Selected readings (pp. 130– 147). New York, NY: Springer. Coggan, N. V., Hayward,
© 2026 Centre d'études nordiques - Tous droits réservés